Bon-Adrien Jeannot de Moncey, Maréchal d'Empire

Bon-Adrien Jeannot de Moncey (1754-1842), duc de Conegliano et maréchal d’Empire, est l’une des figures les plus illustres de l’histoire de notre village.
Fils d’un avocat au Parlement de Besançon, il passe son enfance au château de Moncey, terre dont il adoptera plus tard le nom pour signer ses exploits militaires. Engagé volontaire dès l’âge de 15 ans, il s’illustre sous la Révolution en Espagne où ses victoires fulgurantes lui valent le grade de général de division.
En 1801, L’Empereur Napoléon Bonaparte lui confie la réorganisation complète de la sécurité nationale, et lui demande de créer une institution dont il pose les fondations modernes. Moncey fonde alors la Gendarmerie et en prend le commandement. Élevé à la dignité de maréchal d’Empire en 1804, il reste à ce jour le seul gendarme de l’histoire à avoir reçu cette distinction suprême. Grand stratège lors des guerres napoléoniennes, il s’illustre de façon héroïque en 1814 en défendant courageusement la barrière de Clichy face aux troupes coalisées marchant sur Paris.
Mais le maréchal Moncey est aussi resté dans l’Histoire pour son intégrité morale exemplaire. En 1815, au péril de sa carrière, il refuse catégoriquement de présider le conseil de guerre chargé de condamner à mort son compagnon d’armes, le maréchal Ney, préférant la prison au déshonneur.
Réhabilité sous la Restauration, il achève sa vie comme gouverneur des Invalides, où il aura l’honneur d’accueillir les cendres de Napoléon en 1840, prononçant ces mots célèbres : « À présent, rentrons ».
Fier de ses origines, cet « honnête homme » — comme le qualifiait l’Empereur — s’est éteint à 87 ans, laissant une empreinte indélébile dans l’histoire de France et la mémoire de notre commune.

Le maréchal Moncey repose dans la chapelle funéraire de sa famille située au cimetière d’Asnières-sur-Oise (Val-d’Oise). Une plaque commémorative honore aussi sa mémoire dans le caveau des Gouverneurs de la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris.